Faire réunion en marchant

Penser, parler et marcher sont inextricablement liés à travers l'histoire. Ce n'est que depuis peu que nous nous retrouvons autour de tables, assis sur des chaises. Le lien entre réflexion et marche revient dans la philosophie, la littérature et la poésie. Des très nombreux philosophes construisaient leurs pensées en marchant.
Quand on ajoute à cela qu'une posture assise trop longue entraîne de nombreux soucis musculosquelettiques...
Sortons !

Les réunions en marchant offrent

  • De l'activité physique au grand air, dans la nature et à la lumière naturelle.
  • Des participants énergiques et plus alertes
  • Différents environnements pour inspirer de nouvelles idées
  • L'amélioration du bien-être physique et mental.
  • Marcher et parler côte à côte, c'est franchir les distinctions hiérarchiques et de statut et mettre les gens à l'aise.
  • Amélioration de l'établissement de relations
  • Créativité et nouvelles solutions
  • Processus aussi utile que le produit

Objectifs et avantages des réunions en marchant

  • Éduquer et informer : éduquer sur les choses dans l'environnement tout en les expérimentant et en les démontrant. Différents experts peuvent intervenir à différents endroits.
  • Résolution de problèmes : la résolution de problèmes peut être améliorée par l'activité physique de la marche ("penser sur ses pieds"), ainsi que par des interactions informelles entre les gens.
  • Améliorez la créativité : la créativité est rehaussée lorsque les gens sont physiquement actifs et stimulée par la variété des événements et des sens visuels, auditifs et autres.
  • Développer l'esprit d'équipe : les relations se développent pendant la marche et le renforcement de l'esprit d'équipe tout en participant à des activités informelles. Le mélange spontané qui se produit lors d'une promenade peut favoriser les interactions.
  • Prendre des décisions les réunions en marchant peuvent faciliter la prise de décision et aider à sortir des décisions "binaires".
  • Résoudre les conflits : pour les petits groupes, les promenades peuvent aider à résoudre les conflits. Pour les grands groupes, la marche améliore l'interaction entre les équipes et aide à trouver des solutions.

Types de réunion en fonction de la taille du groupe

Réunions individuelles
Se rencontrer en binôme est généralement facile.
La marche brise la barrière d'un bureau et d'une chaise et permet aux gens de communiquer de façon plus égale.
Réunions en petits groupes de 3-5
Les réunions de trois personnes ou plus peuvent être affectées par la largeur du trottoir ou du sentier, les variations du terrain et les obstacles physiques possibles. Ce groupe est flexible, car la discussion peut avoir lieu pendant la marche ou, si vous le désirez, le groupe peut s'arrêter le long de la marche.
Groupes de taille moyenne de 6-15 personnes
Les réunions avec de plus grands groupes ont tendance à donner lieu à plus d'une conversation en marchant. Si tout le groupe est impliqué, prenez le temps de vous arrêter et de vous rassembler.
Groupes de 16 personnes ou plus
Celles-ci ont tendance à exiger plus de planification, avec un leader fort et éventuellement quelques assistants si nécessaire. Il y aura des conversations pendant la marche, puis des arrêts planifiés pour les présentations.

Âge, capacité, intérêt

L'âge peut avoir un impact, les enfants peuvent devenir agités si le groupe se déplace lentement ou s'arrête souvent.
Pour les marcheurs sont de capacités différentes, plus il peut être nécessaire d'ajuster la vitesse.

Où organiser la réunion

  • Milieux naturels tels que parcs ou sentiers
  • Milieux urbains stimulants et pratiques
  • Attention : l'itinéraire est important - éviter les routes bruyantes

Et la météo ?

En Belgique, l'Institut Royal Météorologique (IRM) tient lui aussi des mesures de pluviosité - par tranches de 10 minutes - et révélait ceci dans son étude publiée en 2003 "Le pluviographe centenaire du plateau d’Uccle : son histoire, ses données et ses applications".

En moyenne, il pleut 5,99 % du temps dans la période de référence 1934-1997. Les cases de 10 minutes où la quantité de pluie égale ou excède 5,0 mm ne représentent que 0,006 % du temps. Néanmoins, c’est cette infime petite fraction du temps qui contient les risques d’inondation. La durée de pluie, exprimée en cases de 10 minutes pluvieuses, varie d’un côté entre des valeurs basses de 3,83 % et de 4,21 % du temps pour les années déficitaires en pluie — 1953 et 1949 — avec des totaux annuels de 555,7 mm et de 522,3 mm et d’un autre côté les valeurs élevées de 7,56 % et de 7,85 % du temps pour les années pluvieuses — 1965 et 1966 — qui totalisent 1073,9 mm et 1055,6 mm.

Les observations scientifiques et empiriques concordent donc : en Belgique et aux Pays-Bas il fait si souvent sec qu'il serait dommage de prendre le prétexte de la pluie pour ne pas sortir faire réunion dehors ;-)
Source : http://www.gracq.org